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 Les Chroniks de Khalid - Chap 4 : Les lumières de la ville

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Khalid argh!
Nouvelle Ombre
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MessageSujet: Les Chroniks de Khalid - Chap 4 : Les lumières de la ville   Ven 20 Fév - 1:51

La cité d’Ascalon était un joyeux foutoir.

Il y avait du monde partout, ça courait dans tous les sens, c’était bruyant…En passant la grande porte de la ville, Khalid était vraiment abasourdi…tout semblait si calme à l’extérieur, les piafs pas encore touchés par la grippe aviaire, la pelouse toujours bien tondue, le clapotis des ruisseaux, le coin-coin de canards…(arrête ces descriptions à l’eau de rose, please..) il n’avait guère rencontré de monde, dehors. Et soudain, ici, dans cette cité, une telle concentration de gens, tout d’un coup…çà lui donnait le tournis.

Tous ces gens étaient là, certains immobiles semblant attendre quelque chose, un signe de départ, d’autres dansant, les plus étranges faisaient même semblant de jouer d’un instrument de musique…C’était comme un tourbillon de bruits, de cris et de paroles.
Personne ne faisait attention à lui, comme s’il n’existait pas.

Il pouvait voir les habits étranges de tous ces gens. La carrure des uns, leurs traits lourds et leurs armures laissaient deviner leur tendance à employer l’épée, le marteau ou la hache pour alimenter des conversations un peu houleuses et bien mettre les points sur les I (avant de mettre un poing dans la tronche)…d’autres semblaient plus raffinés, leur attitude transpirant le mysticisme, ils avaient le crane pratiquement chauve, des tuniques en coton…Pour sûr, ils devaient manger du riz complet à tous les repas en écoutant Ravi Shankar…Plus loin, il dévisagea un type aux traits fins qui semblait porter une petite lampe à huile sur le front…Khalid trouva qu’il était plutôt bien habillé pour un spéléologue (mais en était-ce vraiment un ?) De grands gars aux cheveux longs avaient des looks de hippys, genre cool avec des vêtements rappelant la forêt, les prairies..et d’autres encore, fringués comme des coincés, genre j’habite un château et je ne parle pas à la piétaille…

Comment allait-il trouver le fameux maitre dont avait parlé le vieux fou ? Il cru le trouver sous les traits d’un gars à l’air féroce..tout maigre, le dos voûté avec une crête sur la tête et faisant continuellement les gros yeux…Ce gars était vêtu d’un costume compliqué, avec des piquants par ci par là, le haut de ses habits faisant penser à un squelette. Autour de lui flottait comme un parfum bien connu, depuis sa nuit chez le vieux fou : celui du sang…En fait, il cru se reconnaitre lui-même, mais habillé pour Halloween. L’autre ne lui adressa pas la parole. Ce n’était donc pas celui qu’il cherchait.

Il ne savait où donner de la tête. Les premiers étonnements passés et s’habituant un peu à la situation, il remarqua quelque chose de particulier qu’il n’avait pas noté de prime abord : dans cette foule, il y avait à côté de tous ces gaillards petits ou grands, plein de femmes.

Bizarrement, on pouvait les classer dans les mêmes catégories que ces hommes qu’il avait d’abord pu ranger en sortes de groupes…Mêmes styles de vêtements, mais avec une particularité : elles étaient franchement toutes belles. Une espèce d’uniformité dans l’esthétique…à croire qu’il était tombé dans un casting de top models ! Forcément, après ces années de voyage solitaire, il n’était pas accoutumé à cette avalanche de beautés féminines.
Il tomba alors dans la contemplation de tout ce joli monde, ça lui permettait de déstresser un peu..

Celle-ci avec ses couettes était vraiment rigolote…et son décolleté vraiment charmant. Cette autre avait vraiment utilisé peu de mailles pour se faire une espèce de jupe-armure..Elle devait avoir un peu froid quand même avec juste une sorte de haut de maillot de bain. Sans s’en rendre compte, il souriait un peu bêtement devant le spectacle qui se présentait devant ses yeux, ce qui, sur son visage parcheminé et particulièrement pas très sympa, donnait encore plus une impression d’anormalité.

Soudain ses yeux s’arrêtèrent de bouger..sa tête d’aller de droite à gauche : il avait devant lui, à quelques pas, une créature qu’il n’aurait même pas pu imaginer en rêves. Grande, élancée, les cheveux longs et châtains, un visage aux traits d’une finesse sans pareil…Il était hypnotisé. Qu’est ce qu’il avait l’air empoté, planté là sans bouger, tentant de ne pas trop sourire, mais ne pouvant tellement retenir sa mâchoire inférieure de tomber à la manière de ces loups lourdauds de Tex Avery. Il esquissa un mouvement vers elle, juste au moment où elle se mit à courir en passant près de lui, pour disparaitre aussitôt par la grande porte du château. Il ne comprenait pas vraiment ce qui se passait. A côté de lui, il y avait un type à l’air sympa, avec sa loupiote au front..Khalid lui demanda : « C’est qui la fille qui vient de partir ? » L’autre lui répondit : « Je ne sais pas, c’est une rôdeuse…Tu veux des planches de bois ? ». Sans comprendre le sens de la question et sans y répondre, il s’éloigna, pensif…Une rôdeuse…Qu’est ce ça voulait dire ? Et pourquoi était elle partie ainsi en coup de vent ? Encore plus désorienté, il marchait les yeux dans le vide (et pour lui, qui avait déjà les yeux si profondément enfoncés, ça donnait vraiment l’impression d’un puits sans fonds)..

Il croisa des tentes avec des gens attroupés autour d’autres qui semblaient vendre des choses..Là des quincailleries en tous genres, ici des fioles colorées, et là encore des petits parchemins, des trucs inconnus, des cailloux, du bois (tiens..les planches dont l’autre lui avait parlé), des os, des bocaux avec des yeux dedans, des armes, des armures…bref un certain nombre de petits magasins, d’échoppes pas très organisées en tous cas, mais qui avaient l’air d’avoir du succès…Cependant, rien à voir avec les villages qu’il avait pu traverser, avec leur boutiques en dur, leurs commerçants à moitié bourrus qui le mettaient dehors dès qu’il avait passé la porte. Là c’était plutôt comme un marché, attrayant et coloré..Mais il voyait ces choses sans les voir, il avait la tête ailleurs..Une rôdeuse…Ce qu’il voyait plutôt, c’était le visage de cette fille qui restait marqué dans son esprit…

Puis il cru l’apercevoir encore, un peu plus haut, près dune statue en haut d’un escalier…Il se mit à courir, et effectivement, se rapprochant, la silhouette se précisait…et il s’arrêta net…Ce n’était pas elle, les vêtements étaient légèrement différents, mais on aurait dit sa sœur. Presque la même, aussi jolie, les cheveux peut être un rien plus clairs. Il grimpa les dernières marches doucement, et hop la voilà qui disparut, comme ça, d’un seul coup…

Il tourna sur lui-même, et en aperçut encore une autre….puis encore une près du garde à l’entrée…Il savait que depuis quelques temps il n’allait pas très bien, là, il était sûr d’avoir perdu la raison. Dépité, il s’assit. Déjà tant de questions tournaient dans sa tête…Est-ce qu’il fallait en plus y ajouter des histoires de filles ?
Il entendit derrière lui quelqu’un qui se raclait la gorge. Il se retourna et découvrit un homme, du style de l’iroquois de l’instant d’avant, mais plus classe et, semblait-il, plus vieux..

« Tu es sans doute Khalid Aergolien… Farfagath l'Imprévu m’a prévenu de ta prochaine arrivée. Il ne m’a cependant pas décrit précisément l’état pitoyable dans lequel je te trouve…
Lève toi.
Je suis Marimonziel le Nécromant. et je suis sensé commencer l’enseignement de cet art étrange qui consiste à utiliser tout ce qui est mort pour se faire une place dans ce monde.
Certains vont aux champignons et récitent des mélopées pour s’attirer la faveur des dieux, d’autres passent leur temps dans des salles de sport à faire de la gonflette pour ne pas se casser la figure quand ils portent une armure…
Des petits malins enchantent des animaux, et bien qu’ayant 1000 procès au cul suite aux plaintes répétées de la SPA, les envoient en première ligne se faire bastonner…d’autres encore font des tours de passe passe compliqués et pourraient te faire croire que tu es un sanglier…
Nous, les nécromants ne mangeons pas de ces pains là (bénis ou non, dans la tronche ou pas)…
Seules les choses qui ont trait au sang ou à la mort nous intéressent.
Je t’apprendrai à aimer le boudin noir (si si reprends en, c’est fait avec du sang caillé), les feuilles en hiver, parce qu’elles sont mortes, les chevaux de courses parce que se sont des purs sang, les cadavres au dessert, parce que c’est un bon film, les croque monsieur, les croque madame et les croque morts, les campagnes « Donnez votre sang », les trompettes, gentils champignons (devine pourquoi…)…toutes ces choses qui nous amènent nos pouvoirs magnifiques et terrifiants ! ».

Le ton de la voix du type était allé crescendo, pour atteindre une sorte d’excitation et de folie que Khalid n’avait jamais rencontrées auparavant. Toujours assis, face à ce personnage étrange qu’il dévisageait avec une certaine frayeur, il glissa la main dans son sac et en sorti un genre de pipe, déjà bourrée, qu’il alluma rapidement, en pris une bouffée et la passa au Nécromant en lui disant : «Tenez, ça va vous faire retomber la tension, vous me semblez bien nerveux ».
L’autre le regarda, estomaqué…après un instant il répondit seulement : « Et bien, il va y avoir du boulot… »..
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